Corona, va faire tes devoirs ! : Comment optimiser cette période d'école à la maison ?  

Ça n’est pas l’école, ça n’est pas les vacances et ça n’est pas non plus l’école en vacances. C’est l’école à la maison.  La complexité c’est de faire comprendre à son enfant ce mode de vie temporaire et le lui faire « apprécier ».

Pour cela, il faut créer de nouveaux repères pour les enfants et donc ne pas dépendre de ce que l’extérieur nous cadre.

On doit leur organiser un temps pour chaque chose : de la même façon qu’en rentrant de l’école vous organisez les devoirs, le gouter, la douche, le repas et le coucher, vous devrez étendre cette organisation sur une durée plus longue, en l’occurrence ici toute la journée !

Pour que cela réussisse, il faudra…

 

1 -  Accompagner, responsabiliser et autonomiser l’enfant dans la maison

2 -  Diversifier et planifier ses activités quotidiennes

3 -  L’encourager, féliciter et positiver ses comportements face au confinement

 

1 - Accompagner, responsabiliser et autonomiser l’enfant : parent confiné ne veut pas dire parent soumis

 

Cela veut dire que suivant l’âge, on doit aider l’enfant à respecter un cadre d’activité avec des horaires, une durée et un espace convenu. D’autant plus que l’autonomie est difficile dans le cadre du confinement car les parents sont omniprésents. Mais les parents doivent faire comprendre à leurs enfants que « présence » ne veut pas dire « service d’hôtellerie » : « ça n’est pas parce que je suis à la maison que tu dois m’appeler tout le temps. Tu peux te débrouiller toute seule. Mais si tu as vraiment besoin de moi, je suis là ». Si par exemple, on veut qu’il s’habille mais qu’il n’a pas l’habitude de le faire tout seul, on doit profiter de ce confinement pour l’autonomiser « sans stress » en 5 étapes sur plusieurs jours. D’abord on lui montre « comment faire » en donnant l’exemple (étape 1). On l’assiste à le faire (étape 2). On le regarde faire (étape 3), on lui fait faire seul et venons au milieu et à la fin pour voir comment ça se passe (étape 4), on le laisse y penser tout seul et faire seul sans intervenir (étape 5). Cela fonctionne pour toute activité dans laquelle on veut autonomiser l’enfant. Si vous ratez une étape, l’autonomisation risque de ne pas aboutir.

 

2 - Planifier et définir des activités pour les enfants : enfant confiné ne veut pas dire enfant qui s’ennuie

 

Il faut que l’enfant puisse avoir des repères en termes de temps, d’espace et de type d’activités : un temps pour manger, un temps pour étudier, un temps pour jouer, un temps avec la famille, un temps pour parler à ses amis (par téléphone ou Skype) etc… On peut dire « ce n’est pas parce que l’école est fermée que tu es en vacances. L’école continue à la maison, même si elle durera moins de temps. » On aura plus de mal à concentrer l’enfant à la maison, longtemps et tout seul. Pour faciliter, on peut lui faire des jeux de rôles en l’invitant à jouer le rôle de l’enseignant ou jouer le rôle d’élève ou d’enseignant, limiter le temps de concentration, faire des pauses et lui dire que s’il travaille bien, il pourra aller jouer par la suite.

 Il en est de même pour les horaires de coucher et de réveil. Plus souples que si l’enfant allait physiquement à l’école mais nécessaires à appliquer.

 

3 - L’encourager, féliciter et positiver ses comportements face au confinement : parent confiné ne veut dire enfant maltraité  

 

En effet, il est très important en tant que parent, de jouer le rôle de coach pour son enfant, plutôt que fonctionner dans un système de répression/ punition ou au contraire de laisser faire. On doit donner à son enfant les moyens d’y arriver et désolé de vous apprendre que s’il n’y arrive pas, c’est que vous, parents, ne parvenez pas à transmettre « avec les bons mots » certains fonctionnements à votre enfant.

 

Vous êtes acteur de son développement et plus vous l’encouragez, plus il aura envie d’y arriver. S’il échoue tout de même c’est une autre histoire.

Le plus important c’est sa volonté. Il faut donc également le féliciter à chaque bonne action, même celles qui paraissent les plus normales et les plus évidentes.

Il n’y a rien de normal ou d’évident pour un enfant. 

Un enfant, c’est le reflet conscient et inconscient du fonctionnement de ses parents. Plus on pose les bons mots sur les situations, plus l’enfant est capable de se saisir de lui-même. Plus on valorise un enfant, plus on lui donne envie d’être meilleur.

 

Il en est de même pour la positivité de ses comportements. Cela repose sur le principe d’avoir une approche constructive de son éducation et de ce fait des comportements de l’enfant. S’il fait une erreur, on doit lui signaler mais de façon à ce que la prochaine fois, il puisse la corriger. S’il reproduit cette erreur, c’est que soit il n’a pas compris, soit il n’est pas capable de la corriger ; car dans le cas d’un enfant, la volonté est dépendante des connaissances et expériences d’une action. Si on demande par exemple à un enfant de ne pas frapper sa sœur mais qu’il continue à la frapper.

 

Soit il n’a pas compris l’intérêt de ne pas le faire soit il ne sait pas faire autrement. On doit donc lui donner les moyens d’agir autrement. Tout d’abord l’écouter, en lui demandant par exemple « pourquoi tu frappes ta sœur » puis lui faire comprendre « pourquoi ce n’est pas bien » en sachant se montrer convainquant et lui proposer une solution alternative en lui disant « la prochaine fois qu’elle t’embête, tu viens me voir et je te promets de régler le problème ». Ce genre de situation peut se passer plus fréquemment dans un cadre de confinement.

 

La proximité permanente et continue conduit à plus d’interactions, exposant à plus de situations et aux différences de l’autre pouvant mener au conflit.

Cela s’applique entre enfants, parents et enfants mais aussi entre adultes. Il faut apprendre à gérer la promiscuité à l’aide du temps, de l’espace et de l’énergie à disposition à disposition.

Lorsque le ton monte dans une interaction, il faut …

 

  • Se donner un temps pour résoudre le problème,

  • Avoir un espace qui serait un endroit dédié duquel on se retire lorsque le débat est temporairement ou définitivement suspendu.

  • Prendre conscience de son énergie du moment, à savoir que si on est très fatigué ou trop nerveux, l’interaction ne sera pas constructive et l’on devra donc reporter la discussion

 

Je vous souhaite à tous un bon confinement qui, pour soi et sa famille, deviendra le moyen exceptionnel d’être et de donner le meilleur de soi-même.

 

Ariel SIMONY, psychologue 


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