Parentalité : Y a t-il une bonne ou mauvaise éducation pour les enfants d'olim hadashim  ?

 

Depuis au moins 3 ans, plus de 50 % des Alyahs sont faîtes pour des raisons familiales ,surtout en France avec ce qui a pu se passer dans une école « juive ». La peur et le danger pour ses enfants conduisent à « vouloir » se protéger.

Venir en Israël  en famille devient un mécanisme de défense  parental.

 

Cela dit, les conditions dans lesquelles les familles s’installent ne sont pas toujours idéales. Au début, la situation professionnelle est instable et l’un des parents doit parfois faire des allers-retours pour son travail ; ce qui fragilise le cadre éducatif de l’enfant.   

Certaines villes sont moins propices à l’intégration des francophones que d’autres ; ce qui peut générer une angoisse transférable des parents aux enfants.  Sans parler de certaines écoles israéliennes qui peuvent mieux prendre en charge les enfants d’olims que d’autres et donc se prévenir des troubles de la compréhension et des difficultés d’apprentissage.

 

Dans ce contexte, quel est le rôle des parents ? Peuvent-ils éduquer leurs enfants « comme d’habitude » ou doivent-ils trouver un moyen d’aider leurs enfants à s’adapter ?

 

Bien sûr que certaines règles d’éducation doivent être maintenues comme, par exemple :

 

L’heure du coucher qui est évolutif suivant l’âge

Faire les devoirs dans un endroit calme et sans distraction autour  

Regarder la télévision pas plus de 2h par jour

Avoir un téléphone, seulement si c’est utile !

Aller voir des amis si les devoirs sont finis et qu’on a un contact avec les parents de ces amis

 

Cependant de nouvelles règles doivent s'instaurées afin de faciliter l’enfant à s’adapter comme, par exemple :

 

Pour l’apprentissage de la langue, un enfant apprendra plus facilement à parler l’hébreu  si l’un des parents le parle.

Pour son intégration scolaire, au début, il sera plus « aidant » de faire ses devoirs avec lui plutôt que seulement le pousser à les faire.

En termes de culture, l’enfant arrivera plus facilement à développer une culture israélienne s’il est initié à des évènements associés au pays.

En matière d’intégration sociale, il arrivera plus facilement à se faire des amis israéliens si vous aussi vous vous en faîtes !

 

Les règles d’éducation sont nombreuses et l’on ne peut se contenter de sa propre éducation pour éduquer ses enfants. L’expérience nous en apprend mais il existe aujourd’hui des méthodes et des règles psycho-éducatives favorisant le bon développement de l’enfant.

Dolto, Vygotsky, Piaget, Wallon et plein d’autres chercheurs se sont penchés sur la question de l’éducation et du développement de l’enfant et nous avons intérêt à nous en servir pour le bien-être de nos enfants.

 

Anticiper le développement de l’enfant favorise « une bonne éducation » et permet de se prévenir des dangers psycho-éducatifs comme les troubles de l’attention et d’hyperactivité, les échecs scolaires (…) Cela contribuerait même à une réussite sociale !  Surtout dans un contexte d’Alya ou l’enfant a besoin de trouver de nouveaux repères.

 

Pour vous aider, les psychologues scolaires sont à disposition dans les écoles et il existe également  des psychoéducateurs en mesure de pouvoir vous fournir des conseils ou des méthodes permettant de favoriser le bon développement de l’enfant.

 

 

Par Ariel SIMONY - Psychologue spécialiste du coaching parental  & développemental

Edité le 27/05/2015