Élèves avec des besoins spéciaux

La loi de l’Education spécialisée, 1988-5748, fixe que tout élève en Israël de 3 à 21 ans chez lequel a été diagnostiqué un handicap intellectuel, psychique, physique ou comportemental, bénéficie d’une éducation spécialisée.

De même, la loi réglemente les conditions d’éligibilité aux programmes d’intégration des élèves avec des besoins spéciaux étudiant dans des classes ordinaires

Comité d’intégration – Cadre d’études ordinaire d’intégration pour les élèves avec des besoins spéciaux

La politique d’éducation spécialisée en Israël encourage l’insertion de l’élève dans le système éducatif ordinaire autant que possible, comptant sur la capacité d’intégration de l’enfant à la structure. De cette manière, l’enfant avec des besoins spéciaux est pleinement intégré à une structure ordinaire grâce à un supplément d’heures d’enseignement et de services spéciaux.

Le droit à un tel programme d’intégration est attribué par le biais d’un comité d’intégration d’établissement, qui a pour vocation d’examiner l’éligibilité de l’élève à faire partie du programme d’insertion de l’établissement scolaire ordinaire, en s’appuyant sur l’avis de professionnels certifiés et sur demande de l’élève et de ses parents.

 

Comment présenter une demande au comité?

 

Un parent souhaitant s’entretenir du cas de son enfant pourra soumettre une demande par écrit au Président du comité d’intégration (pour une école – au directeur de l’établissement; pour un jardin d’enfant – à l’inspection générale des jardins d’enfants).

 

 

Commission de placement

 

La commission de placement discute de l’éligibilité de l’élève avec des besoins spéciaux ne pouvant pas bénéficier d’une solution éducative et thérapeutique adaptée à ses besoins dans le cadre du système éducatif ordinaire.

Cet élève nécessitant le placement en éducation spécialisée (jardin d’enfants spécialisé, école spécialisée, classe d’éducation spécialisée dans une école ordinaire).

 

La demande d’examen du cas d’un élève devant la commission de placement peut provenir des parents, de l’équipe de l’établissement scolaire, du comité d’intégration d’établissement ou du Département de l’éducation de l’autorité locale.

Documents à fournir pour permettre l’examen du cas par la commission de placement :

Avis éducatif (fourni dans le formulaire d’envoi vers la commission de placement de l’établissement scolaire où l’élève étudie).

Document officiel d’un professionnel à même d’émettre un diagnostic officiel attestant de l’existence d’une déficience significative.

Evaluation ou test du psychologue de l’établissement (en fonction du besoin).

 

Par ailleurs, les parents doivent s’assurer de posséder tous les documents requis : rapport éducatif de l’établissement scolaire, évaluation/diagnostic du psychologue de l’établissement, comptes rendus médicaux, certificats scolaires, évaluations psychologiques et tout autre document pertinent pouvant aider à débattre du cas de l’enfant. Il est conseillé de préparer un nombre de copies de chaque document et d’être prêt à fournir des copies en fonction de la demande.

Les documents originaux seront uniquement présentés. Les documents originaux ne devront en aucun cas être transmis à quelqu’un.

 

Conformément à la loi de l’éducation spécialisée, les élèves peuvent également bénéficier de soins d’accompagnement comme kinésithérapie, orthophonie, thérapie occupationnelle, thérapie émotionnelle par les arts, en fonction des besoins de l’enfant et conformément au cadre budgétaire existant.

 

 

Élèves Olim avec difficultés d’apprentissage

 

Il est très important d’informer l’établissement scolaire rapidement lors de l’intégration d’un élève Olé chez qui ont été diagnostiqués avant son Alya en Israël des difficultés d’apprentissage.

Les écoles ne réalisent généralement pas de tests pour repérer les difficultés d’apprentissage chez les élèves Olim lors de leur première année en Israël, sauf si les parents informent de la déficience de l’enfant.

Les enfants Olim dans les établissements d’éducation spécialisée peuvent bénéficier, dans de nombreux cas, d’heures spécialement dédiées au soutien scolaire pour l’apprentissage de l’hébreu, en plus des services de l’éducation spécialisée.

La loi prévoit qu’il n’est pas nécessaire de discuter du cas des élèves Olim en comité avant que ne se terminent les deux premières années depuis son Alya, sauf s’il est arrivé en Israël muni de documents officiels et que sa déficience a été diagnostiquée avant son arrivée en Israël.

Pour plus d’information, veuillez consulter le ministère de l’Education - Misrad HaHinoukh - משרד החינוך

 

Bureau central 02 560 22 22, centre de service éducatif et ligne ouverte pour les élèves : 1 800 250 025 ou 02 560 25 38.

 

 

Autres sources de soutien

 

Le système de soutien aux familles avec des enfants aux besoins spéciaux de tous types est large et complexe, ce qui donne lieu à des recoupements dans un grand nombre de domaines entre les différents organismes.

 

Trois organisations principales, en dehors des institutions gérées par le ministère de l’Education, assistent les enfants ayant des besoins spéciaux et leurs familles:

 

Le ministère des Affaires sociales et des services sociaux - Misrad Harévaha - משרד והרווחה 

 

Le ministère de la Santé  Misrad HaBriout - משרד הבריאות

 

La Caisse d’assurance nationale Bitouah Léoumi - ביטוח לאומי

 

Pour plus d’informations, contacter directement l’organisme pertinent.

 

 

 

Élèves Olim

 

Les élèves Olim ayant un handicap scolarisés dans les écoles ordinaires ou dans les établissements scolaires spécialisés peuvent bénéficier d’un financement partiel des frais de scolarité et d’heures de soutien scolaire. Le nombre d’heures est fixé en fonction du nombre d’élèves Olim dans une même école.

 

Pour plus d’informations : Ministère de l’Education -  Misrad HaHinoukh - משרד החינוך

Département des élèves Olim, Jérusalem,

Bâtiment Lev Ram, Dévora HaNévia 2

 

☎️ 02 560 3619/20

 

 

Pension pour mineur ayant un handicap

Guimla Leyeled Nékhé - גמלה לילד נכה

Conditions d’obtention de cette pension 

- Un des parents de l’enfant handicapé est résident israélien ayant versé ses cotisations mensuelles au Bitouah Léoumi.

- L’enfant se trouve en Israël.

- L’enfant ne reçoit pas une allocation de mobilité, hormis le cas où un taux de 80 % d’handicap a été fixé au niveau de la mobilité, ou qu'il a besoin d’une chaise roulante

- L’enfant n’a pas été placé dans une famille adoptive ou une institution en internat lui assurant des soins médicaux, des soins infirmiers ou des prestations de rééducation.

 

Bénéficiaires de la pension pour mineurs personnes ayant un handicap

- L’enfant de 91 jours à trois ans souffrant d’un retard sévère du développement.

- L’enfant de 91 jours à 18 ans qui a besoin d’une surveillance pour ne pas engendrer de danger pour sa vie ou pour celles de ceux qui les entourent.

- L’enfant de 3 à 18 ans dépendant d’un tiers dans ses activités quotidiennes beaucoup plus qu'un autre enfant de son âge.

- Un enfant souffrant d’une déficience particulière :

Déficience auditive de la naissance à 18 ans

Trisomie de la naissance à 18 ans

Déficience visuelle de 91 jours à 18 ans

Autisme et handicaps similaires de 91 jours à 18 ans

- Un enfant de 91 jours à 3 ans qui a besoin de soins médicaux particuliers.

 

 

 

Source - 
Département des publications Ministère de l'Alya et de l’Intégration 

Directrice du Département: Ida Ben Shetrit
Enquête: Liron Cohen-Pour Section française

Rédactrice en chef: Myriam Hadjaje Toledano